Sous-estimer l'hétérogénéité des remblais historiques est une erreur classique sur les chantiers rouennais. Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale et la reconstruction successive ont laissé un sous-sol truffé de poches anthropiques : fondations anciennes, cavées comblées, mâchefer. Une fouille d'essai par puits d'exploration de 1.20 m de diamètre permet à notre équipe technique de descendre jusqu'à 3 ou 4 mètres pour un relevé lithologique direct. À Rouen, nous intervenons fréquemment rive droite comme rive gauche, où les alluvions modernes de la Seine masquent parfois des passées tourbeuses compressibles. Avant toute chose, nous croisons les observations de la granulométrie avec le log du puits pour caler précisément les horizons porteurs, une approche indispensable quand le projet prévoit des fondations superficielles à moins de 2 mètres de profondeur dans un contexte de nappe sub-affleurante.
Un puits exploratoire de 3 mètres révèle en une demi-journée ce que 10 sondages ponctuels ne montrent pas : la continuité réelle des couches et les anomalies locales du sous-sol rouennais.



