En bord de Seine, le pire réflexe reste de fonder un ouvrage sur la base d'une étude géotechnique expédiée. Les limons et sables de la basse vallée, parfois sur 15 mètres d'épaisseur, cachent des lentilles compressibles qu’un simple sondage à la tarière peut traverser sans les voir. Résultat : tassements différentiels dans les deux premières années, fissuration des murs porteurs. Pour éviter ce scénario, les maîtres d’ouvrage avisés exigent aujourd'hui un essai CPT réalisé avec un pénétromètre électrique 20 tonnes, capable de lire en continu la résistance de pointe et le frottement latéral. À Rouen, sur les rives comme sur les plateaux crayeux du nord de la ville, cette technique fournit un log stratigraphique quasi chirurgical. On la couple régulièrement avec des sondages SPT quand le projet nécessite des échantillons intacts pour le laboratoire, ou avec un essai au pénétromètre dynamique pour confirmer la densité des remblais.
En vallée alluviale, un essai CPT bien interprété divise par trois le risque de tassement différentiel.



